Partager l'article ! Le Modef proteste contre les "marges insupportables" de la grande distribution: Ce syndicat agricole d'exploitants familiaux a organisé jeudi à ...
Ce syndicat agricole d'exploitants familiaux a organisé jeudi à Ivry-sur-Seine sa vente annuelle de fruits et légumes, à des prix inférieurs à ceux des grandes surfaces. Le but: dénoncer la situation "catastrophique" des producteurs et des éleveurs, due, selon le Modef, aux marges excessives de la grande distribution.
Le Modef, syndicat agricole d'exploitants familiaux, a organisé jeudi matin à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) et dans douze autres villes du département sa vente annuelle de fruits et légumes pour alerter sur leur situation économique difficile.
Organisée les années précédentes place de la Bastille ou au pied de la tour Eiffel, cette vente à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués en grande surface a été "ciblée" cette année davantage vers la banlieue parce que c'est là que vivent des "familles modestes", a expliqué Raymond Girardi, secrétaire général du Modef.
Une vingtaine de tonnes au total ont voyagé dans la nuit depuis le Lot-et-Garonne, dont 5 tonnes vendues sur la place du marché à Ivry-sur-Seine.
Par cette initiative "solidaire", le Modef, avec l'appui du PCF, entend dénoncer une fois de plus les "margesinsupportables " de la grande distribution et la situation "catastrophique" des producteurs et éleveurs.
"Des crises, il y en a eu d'autres, mais la particularité cette année, c'est que ça fait quatre mois qu'on est en crise, avec une mévente (des fruits et légumes) et des prix faibles", a déclaré M. Girardi. "Plutôt que de vendre des tomates à 30 centimes le kilogramme, des producteurs les laissent pourrir sur pied", a-t-il assuré.
Pour lui, la solution est "politique". "Que l'Etat assume ses responsabilités" en mettant en oeuvre "la préférence communautaire" qui permet de protéger les producteurs contre les importations extra-européennes, ainsi que la clause de sauvegarde pour protéger les produits français, a-t-il demandé. Le Modef souhaite aussi le rétablissement du coefficient multiplicateur, supprimé en 1986, qui "servait à contrôler les marges des distributeurs".
A 8h00, une quarantaine de personnes se pressaient devant les tables pour acheter nectarines, prunes, melons, pommes de terre, salades et tomates à des "prix imbattables" selon Rolande Pétris, 42 ans. À 18 euros les 12 melons, c'est "moins cher que sur le marché", se réjouit-elle.
Derniers Commentaires