Partager l'article ! Ligne Grande Vitesse (LGV) : Ségolène Royal dénonce le « chantage » et « l'irresponsabilité » du gouvernement (1/2): La présidente de la ...
La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal (PS), a dénoncé le « chantage immoral » et « l'irresponsabilité » du gouvernement à propos d'un contentieux sur le financement de la ligne LGV Sud Europe Atlantique dans un courrier adressé au Premier ministre François Fillon.
« Nous avons décidé (...) de céder à votre chantage immoral, malgré l'irresponsabilité de votre démarche », écrit dans ce courrier, dont l'AFP a obtenu une copie, Mme Royal à propos de la demande gouvernementale de participation des collectivités territoriales dans le financement de la ligne LGV-SEA qui traverse la région Poitou-Charentes.
« L'État qui gère mal a les caisses vides et rançonne la région qui gère bien et n'a pas les caisses vides », écrit la responsable socialiste à l'adresse du Premier ministre.
La présidente de région dénonce la « menace » du gouvernement de « conditionner les raccordements assurant la desserte des villes de Poitou-Charentes à l'apport (financier) des collectivités territoriales ». « Je déplore cette attitude politicienne qui méprise la démocratie locale », poursuit-elle, estimant que ce « chantage » « traduit un manque de respect et de connaissance des contraintes locales ».
L'apport financier de la région Poitou-Charentes à ces « infrastructures ferroviaires nationales » sera de 110 millions d'euros, précise encore Mme Royal qui critique au passage « les annonces du plan de relance qui ne correspondent à rien de sérieux ».
La future LGV-SEA sera constituée d'un tronçon central (Tours-Bordeaux, qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris en 2016) assorti des branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne (en 2018-2020) et Poitiers-Limoges (en 2016).
Ce projet constitue le plus important partenariat public-privé réalisé en Europe dans le domaine ferroviaire et porte sur 7,2 milliards d'euros.
Le maire (UMP) de Bordeaux, Alain Juppé, avait récemment invité "la région Poitou-Charentes" à "prendre ses responsabilités" afin
de régler "le problème du cofinancement " par cette région.
Derniers Commentaires