Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 17:59
- Publié dans : Histoire

Pour faire suite à l'article de Patrick GAMACHE : http://gamache.over-blog.fr/article-16817605.html




                                                          Vendée ou Occitanie,                                  
Un même devoir de mémoire, deux régions un Génocide


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(1) - Les Vendéens


10 mars 1793 Les Vendéens se soulèvent
 
undefined Le dimanche 10 mars 1793, l'assemblée de la Convention recourt à la levée en masse autoritaire de 300.000 hommes dans tout le pays, pour suppléer aux insuffisances des engagements volontaires après sa proclamation du 24 février précédent sur la «patrie en danger».
La levée en masse entraîne dès le lendemain le soulèvement des paysans vendéens qui, jusque-là indifférents à l'agitation parisienne, ne supportent pas qu'on leur demande de verser leur sang pour une cause qu'ils exècrent.

La Vendée prend les armes

Dans le bocage du Bas-Poitou (département de la Vendée), les paysans pratiquent leur religion avec piété et sérieux, comme le leur ont appris les disciples du père Louis-Marie Grignion de Monfort, décédé en 1716, qui ont revivifié les pratiques religieuses dans ces régions alors qu'elles régressaient dans le reste de la France.
Le jour de la réquisition, ces paysans, qui ont été échaudés par l'exécution du roi Louis XVI et les mesures antireligieuses des révolutionnaires parisiens, assaillent les autorités municipales. Spontanée, la rébellion couvre les Mauges, le Choletais, le bocage vendéen, le marais de Challans et le pays de Retz (toute une région du sud de la Loire qui prendra bientôt le nom de Vendée militaire). 23 insurgés sont arrêtés par les gardes nationaux à Saint-Philbert, dans le pays de Retz, en Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique).
Le lendemain, la population se rassemble et décide de marcher sur Machecoul, principale bourgade de l'endroit, où se tiennent la garde nationale et la commission de recrutement. A l'entrée du bourg, la foule armée de fourches fait face aux gendarmes et aux gardes nationaux. Ceux-ci, bien qu'au nombre de plusieurs centaines, prennent peur et refluent dans les rues. La foule les poursuit. Plusieurs gardes nationaux sont massacrés ainsi que quelques bourgeois connus pour leurs sympathies républicaines et le curé assermenté (il a approuvé la Constitution civile du clergé).
Le 12 mars, les autorités nantaises exigent la reddition des coupables. Les insurgés se raidissent. Ils constituent un Comité royal et proclament : «Le peuple du Pays de Retz... déclare... qu'il ne reconnaît et ne reconnaîtra jamais que le Roy de France pour son seul et légitime souverain... qu'il ne reconnaît plus la prétendue Convention nationale, ni les départements, ni les districts...»
C'est le début des guerres de Vendée. Les insurgés sont des paysans, c'est-à-dire des gens du pays. La moitié sont des artisans, les autres des laboureurs ou des gens de la terre. Ils choisissent leurs chefs dans leurs rangs. Ainsi Jacques Cathelineau, colporteur voiturier au Pin-en-Mauges, Stofflet, garde-chasse des Colbert à Maulévrier.
Mais les paysans et leurs chefs manquent d'expérience militaire. Ils vont quérir en complément des chefs plus expérimentés : d'Elbée, lieutenant de cavalerie, Charette, ancien officier de marine, Bonchamps, d'Autichamp, Lescure, Sapinaud, Talmond... Ces aristocrates se montrent au départ assez réticents à prendre la tête d'une armée de paysans mais ils ne tardent pas à faire la preuve de leur sincérité militante.
undefined Le plus hardi de ces nobles est le jeune Henri du Vergier, comte de la Roche jaquelein (20 ans). Ce sous-lieutenant de cavalerie, issu d'une famille de haute noblesse, avertit ceux qui viennent le solliciter : «Allons chercher l'ennemi : si je recule, tuez-moi ; si j'avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi».
Armés de faux et de fourches, résolus et enthousiastes, les insurgés chassent les «Bleus» (les soldats de la République étaient ainsi nommés en raison de leur uniforme) et rétablissent le culte catholique dans leurs villages.
 
 

undefined    (2) - Les Cathares 

15 janvier 1208 Le légat du pape assassiné !
 
Le légat du pape, Pierre de Castelnau, est assassiné sur une route du Languedoc le 15 janvier 1208 (certaines sources évoquent le 14 janvier).
Son meurtre est attribué sans preuves à un écuyer du comte de Toulouse. Il déclenche une guerre affreuse, la croisade des Albigeois. Elle va mettre à feu et à sang le Midi toulousain, de la Garonne au Rhône.
 
Une hérésie enracinée dans le Midi
Les Albigeois ou cathares à l'origine du drame sont les disciples d'une doctrine réputée hérétique (contraire au dogme chrétien), originaire de l'Italie du nord. Cette doctrine recueille depuis le milieu du XIIe siècle un succès croissant dans le Midi toulousain. Ses prédicateurs, les Bonshommes, sont servis par l'image déplorable que donne du catholicisme le clergé local.
Saint Bernard de Clairvaux, conseiller des rois et prédicateur de la deuxième croisade  en Terre sainte, tente sans succès de réveiller les consciences catholiques dans la région. Lui-même se plaint de trouver des églises désertées par les fidèles. Le futur Saint Dominique n'a pas plus de succès face aux progrès de l'hérésie.
Croisade et ruine du Midi
Le pape Innocent III décide en désespoir de cause de recourir à la force. Il envoie son légat Pierre de Castelnau auprès du comte de Toulouse Raimon VI en vue de le convaincre de prendre la tête d'une croisade contre les hérétiques.
Le tout-puissant représentant du pape rencontre le comte dans sa résidence de Saint-Gilles, en Provence. Il lui reproche son excessive sollicitude pour les hérétiques cathares. Mais le comte de Toulouse, qui descend du fameux Raimon IV de Saint-Gilles, chef de la première croisade en Terre sainte, refuse net de combattre ses propres sujets.
Les deux hommes se disputent. Pierre de Castelnau, en désespoir de cause, excommunie le comte, autrement dit l'exclut des sacrements de l'Église. Puis il se retire avec toute son escorte.
C'est sur le chemin du retour qu'il est assassiné. Ce drame de trop entraîne le pape à lancer l'appel à la croisade sans oublier de canoniser son légat. Dès le mois de mars, Innocent III adresse une encyclique aux comtes, barons et simples fidèles du royaume de France : «En avant, donc, chevaliers du Christ ! En avant, vaillantes recrues de l'armée chrétienne ! (...) Appliquez-vous à détruire l'hérésie par tous les moyens que Dieu vous inspirera (...) Quant au comte de Toulouse (...), chassez-le, lui et ses complices, des tentes du Seigneur. Dépouillez-les de leurs terres, afin que des habitants catholiques y soient substitués aux hérétiques éliminés...»
C'est la première fois qu'une croisade est officiellement dirigée contre des gens qui se réclament du Christ. Mais cet aspect ne gêne pas les contemporains tant il est vrai que l'hérésie cathare ne saurait être tolérée. Cette première expédition débute par le sac de Béziers le massacre de sa population, le 22 juillet 1209.
http://www.herodote.net/
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