Partager l'article ! Les privilégiés font la grève, les Français la paient !: Les syndicats de la SNCF et de la RATP ont fait grève le 18 octobre et la fero ...
Les syndicats de la SNCF et de la RATP ont fait grève le 18 octobre et la feront à nouveau à partir du 13 novembre
2007.
Une de plus ! Entre 2000 et 2006, on a enregistré, rien qu’à la SNCF, 3 169
mouvements de grève – plus d’une par jour en moyenne !
– représentant plus d’un million de journées de travail perdues. Les mouvements de grève comme celui du 18 octobre coûtent à l’entreprise publique entre 20 et 30 millions d’euros par jour.
La RATP n’est pas en reste : pas moins de 173 grèves y ont été recensées en 2006.
Qui paie l’addition ? Les usagers/clients, bien sûr, mais aussi les contribuables, puisqu’il s’agit d’entreprises publiques.
En 2006, l’État et les collectivités locales ont subventionné la SNCF à hauteur de 8,4 milliards d’euros. (Il est d’ailleurs à noter que sur ces 8,4 milliards, 2,9 milliards étaient affectés aux
charges de retraites, autrement dit au financement du ré gime spécial dont bénéficie le personnel.)
Quant à la RATP, elle a reçu plus de 1,8 milliard d’euros en 2006, dont 430 millions d’euros destinés au financement du régime spécial de la RATP.
Mieux encore : fin septembre, les Français ont appris qu’à la demande de l’Office européen de statistiques, l’État français serait conduit à intégrer dans la dette publique le service annexe
d’amortissement de la dette de la SNCF, soit 8,2 milliards d’euros.
Rappelons qu’à la fin de l’année 2005, les dettes conjuguées de la SNCF et de Réseau ferré de France, société créée à l’origine pour aider la SNCF à se désendetter, s’élevaient à plus de 40
milliards d’euros !
À titre de comparaison, cette somme considérable équivaut au déficit de l’État prévu pour 2008…
Non seulement ces débrayages coûtent cher, mais ils sont lourds de conséquences sur l’emploi : d’une part, en raison des pertes que les retards dans l’acheminement du fret occasionnent pour
les entreprises.
Et, d’autre part, parce que les grèves aggravent les difficultés de transport des salariés (nombre d’entreprises hésitent à embaucher les habitants de grandes banlieues, de peur qu’ils arrivent
en retard ou pas du tout).
Les grévistes de la SNCF et de la RATP jouissent, eux, de la sécurité de l’emploi !
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